70 operateur et chef....

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Visite officielle de Nicolas Sarkozy au Maroc
Pour la relance d'un partenariat privilégié très fructueux 
  Publié le : 19.10.2007 | 17h47
 

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• 70 opérateurs et chefs d'entreprises accompagnent le chef de l'Etat français

Les relations maroco-françaises sont anciennes, amicales, dynamiques et empreintes d'un esprit de partenariat. Elles se caractérisent par une concertation permanente sur les questions régionales et internationales. Ces liens exceptionnels et privilégiés vont certainement être consolidés davantage à l'occasion de la visite officielle qu'effectuera au Maroc, du 22 au 24 octobre, le Président français, M. Nicolas Sarkozy, répondant ainsi à l'invitation de S.M. le Roi Mohammed VI.


Cette visite ouvrira, à coup sûr, une ère nouvelle à la conception et à la mise en œuvre de la coopération bilatérale, puisqu'au cours de cette visite, «Sa Majesté le Roi aura des entretiens officiels avec Son illustre hôte et offrira, au Palais Royal à Marrakech, un dîner officiel en l'honneur de Son Excellence et de la délégation officielle l'accompagnant», indique un communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie. «Cette visite d'Etat est particulièrement importante.

C'est la première visite de Nicolas Sarkozy en tant que Président au Maroc, un pays qui lui est très cher», a souligné un proche conseiller du chef de l'Etat français. La coopération franco-marocaine relève d'une longue tradition d'amitié et d'action commune entre les chefs d'Etat et les gouvernements des deux pays. Leurs relations ne se limitent pas au domaine économique et politique, mais englobent également les volets culturel, juridique et social. C'est pourquoi M. Sarkozy sera accompagné, au cours de son déplacement dans le Royaume, d'une importante délégation forte de plus de 70 opérateurs et chefs d'entreprise.

Selon l'Office des changes, les transactions commerciales entre les deux pays sont passées de 55,8 milliards de dirhams, en 2002, à 58,6 en 2004, avant d'atteindre environ 70 milliards de dirhams en 2006.
Aujourd'hui, le Maroc et la France entendent jouer pleinement leur rôle au service de l'espace euro-méditerranéen, un projet cher au président français, tout en confirmant leur volonté de développer des coopérations renforcées entre les pays du Maghreb et l'Union européenne dans le cadre du Processus de Barcelone.

C'est dans ce cadre que le président français a choisi de prononcer un grand discours à Tanger. «Parce que cette ville incarne l'ouverture du Maroc sur la Méditerranée», a fait remarquer l'Elysée.

Les deux pays se concertent d'une façon permanente sur la politique entre le Maghreb et l'Europe du Sud dans le cadre informel du «dialogue 5 +5». De même, la coopération bilatérale compte un volet sécuritaire, notamment sur le plan de la lutte contre le terrorisme. Les deux pays oeuvrent aussi conjointement aux plans régional, international et multilatéral contre le terrorisme et son financement, le blanchiment d'argent et le crime organisé, le trafic de drogue et l'immigration clandestine.

Cette dernière constitue un des défis majeurs de la Méditerranée. Français et Européens recherchent avec leurs partenaires du Sud une approche globale et équilibrée pour traiter cette question, qui exige une réponse commune.

Cette approche comprend trois axes : coopérer en faveur d'une gestion plus harmonieuse des flux migratoires, qui prenne en compte les besoins économiques et sociaux des pays du Nord et du Sud, agir en faveur d'une harmonisation progressive du statut des migrants légalement établis en Europe en vue de leur assurer un traitement équitable et d'améliorer leur intégration dans leur pays de résidence, lutter fermement contre l'immigration clandestine et démanteler les réseaux qui exploitent la misère humaine.

L'Europe finance d'ailleurs un grand projet de 40 millions d'Euros pour aider le Maroc à lutter contre l'immigration clandestine, en renforçant ses moyens de surveillance et de contrôle au nord du pays. L'élargissement de l'Europe à 25 membres est perçu comme une chance, à condition que la dimension méditerranéenne de la politique européenne ne soit pas perdue de vue et que cet élargissement soit accompagné d'une politique de voisinage avancée, substituant à l'association pure et simple un véritable partenariat.
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Premier partenaire économique

La France est le premier pays d'accueil des Marocains résidant à l'étranger. Elle est notre premier partenaire économique, en termes de coopération culturelle et scientifique.

La France représente 30 % du commerce extérieur du Royaume et est le premier investisseur étranger, avec environ 30 % des investissements directs étrangers au Maroc. Les flux d'investissements directs français vers le Maroc ont atteint 1 milliard d'euros en 2005. Elle est également le premier partenaire commercial du Maroc, avec 22% des échanges extérieurs marocains (5,6 Mds d'euros en 2005), son premier fournisseur (17,6% de part de marché en 2006) et son premier client (un tiers des exportations).


La France est aussi le premier pays créancier public du Maroc et occupe la place de tête dans le domaine du tourisme, non seulement en matière d'investissement et de promotion (Groupe Accor, Club Méditerranée sont implantés dans le pays), mais aussi en nombre de touristes ayant visité le Maroc.

Dans le secteur bancaire, la France occupe une place de choix avec trois grands établissements qui totalisent près du tiers des parts de marché (BMCI-Paribas, le Crédit Lyonnais-Crédit du Maroc et la Société Générale-Société générale marocaine des banques).
Les relations maroco-françaises sont également riches d'une forte présence d'entreprises françaises. On en dénombre environ 500, parmi lesquelles : Lafarge Coppée, Renault, GTR (Colas) ; Ciments du Maroc, Carnaud Maroc, Sogea, Sanofi, Berliet Maroc, Alcatel...

Concernant l'aide au développement, le Maroc bénéficie de la panoplie complète des instruments financiers français : réserve pays émergents, intervention de l'agence française de développement et sa filiale Proparco, fonds de solidarité prioritaire, un don de sécheresse accordé en 1999.

La France a mis en place en 1998 une ligne de prêt et un fonds de garantie destinés aux PME-PMI marocaines et dotés chacun de 30 millions d'euros, qui contribuent à la mise à niveau du tissu de PME-PMI au Maroc. Aussi, la création du Groupe d'impulsion économique franco-marocain, en 2005, a contribué de façon significative à enrichir les relations économiques entre les deux pays.

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 20/10/2007

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